Liban et environnement: danger

Orangina

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« Sans plan d’urgence, le Liban sera noyé sous les ordures d’ici à six mois », avertit Sarraf

ENVIRONNEMENT- Le ministre a défendu hier sa proposition soumise au Conseil des ministres

Jusqu’à quand les considérations politiciennes entraveront-elles l’adoption d’un plan national de gestion des déchets solides qui profiterait à toute la population ? [« Sans plan d’urgence, le Liban sera noyé sous les ordures d’ici à six mois », avertit Sarraf]

Pour la énième fois, la question d’un plan proposé, cette fois, par le ministère de l’Environnement au Conseil des ministres, s’est heurtée à la contestation de ministres, sans que les discussions aboutissent à une alternative.

Entre-temps, la décharge de Naamé est de plus en plus saturée, ce qui pousse le ministre de l’Environnement, Yaacoub Sarraf, à tirer la sonnette d’alarme : « Si aucun plan n’est adopté, le Liban sera noyé sous les ordures d’ici à six mois. »
Un cauchemar ultime qui finira bien par se réaliser si les atermoiements se poursuivent de toutes parts, alors que les villages autour de la décharge de Naamé n’en ont pas fini de souffrir, comme l’a rappelé hier le rassemblement pour la fermeture du site.

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« L’opposition de certains ministres est peut-être politique, mais je suis ouvert aux propositions », souligne Sarraf

Au lendemain de l’échec de l’adoption d’un énième plan pour la gestion des déchets en Conseil des ministres, toujours pour des raisons politiques concernant l’emplacement des décharges sanitaires futures, le ministre de l’Environnement Yaacoub Sarraf lance un cri d’alarme : « Le Liban sera noyé sous les ordures d’ici à six mois si aucun plan n’est adopté. » Ces propos, prononcés lors d’une conférence de presse tenue hier au ministère, se fondent sur le fait que la décharge de Naamé, qui reçoit la plus grande partie des déchets du Liban, est plus que saturée depuis longtemps. Si la catastrophe semble inéluctable tant qu’aucune entente n’est réalisée autour d’un plan national de traitement des déchets, il reste que les protestations (qui se sont poursuivies hier) contre le dernier plan présenté par M. Sarraf, soulevées principalement par la décharge prévue à Jieh (Iqlim el-Kharroub), reflètent un refus de faire assumer à une même région deux fois le même calvaire, après la mauvaise expérience de Naamé. L’autre décharge prévue au Mont-Liban, à Monsef (Jbeil), s’est également heurtée à un refus de certains ministres. Quoi qu’il en soit, le résultat est le même : le Liban continue de se débattre avec le sempiternel problème des déchets, un problème qui, de par sa nature, ne peut qu’empirer avec le temps. Et quel que soit le responsable – sachant que les responsabilités sont toujours partagées – on revient au même point : le Liban croule sous le poids de son incapacité à gérer les déchets qu’il produit. Et ce n’est glorieux pour personne, encore moins pour la classe politique dans son ensemble.

Dans sa conférence de presse, donc, M. Sarraf a défendu son projet, mettant en garde contre les atermoiements dans la résolution de ce problème qui dure depuis plus d’une décennie. « Mon message est clair, a-t-il dit. Nous allons faire face inévitablement à ce problème. Le temps n’est pas en notre faveur, et cette question concerne tout le Liban, pas seulement une catégorie donnée. L’aggravation des problèmes requiert de nous tous, ministres et députés, de ne pas utiliser ce sujet à des fins personnelles pour causer des conflits dont nous nous serions bien passés. » Jetant la balle dans le camp des hommes politiques qui ont refusé le plan, il a ajouté : « Certains ministres ont fait opposition au plan pour des raisons peut-être politiques. Ma réponse sera d’être ouvert à toutes les propositions. Je m’engagerai à adopter tout plan qui me sera proposé afin d’éviter le problème écologique que nous connaîtrons d’ici à six mois. »
Le ministre de l’Environnement a donc précisé que le plan avait été présenté en Conseil des ministres, avec une étude écologique pour chaque site proposé et une vision permettant de régler le problème des déchets et des carrières en même temps. Dans le plan, une usine de tri est prévue dans chaque caza, afin de minimiser les désagréments résultant du transport des déchets. Il a insisté sur le fait que les plans précédents n’avaient englobé dans leurs solutions partielles que 45 % du territoire libanais, alors que l’actuel plan prend en considération les 65 % restants.

M. Sarraf a souligné que l’objectif du plan était de n’enfouir, en fin de parcours, que 40 % de l’ensemble des déchets, ce qui assurerait une longévité plus importante pour n’importe quelle décharge. Cela sera possible grâce au compostage de 40 % des matières organiques (contre 10 % aujourd’hui) et au recyclage de 20 % des déchets (contre 8 % actuellement). Il a souligné que les municipalités avaient un rôle à jouer dans le transport des ordures vers les centres de tri et de compostage, récusant le principe selon lequel les ordures d’une ville sont de sa seule responsabilité.

Pour ce qui est des décharges proprement dites, le ministre a précisé que le Liban avait été découpé en quatre régions de services accueillant chacune une ou deux décharges, « sans que ce découpage ne soit politique » : le Liban-Nord, le Liban-Sud, la Békaa et les deux mohafazats de Beyrouth et du Mont-Liban (une seule région). Il a estimé que le coût d’exploitation de ces décharges, le contrôle et la protection des environs des sites sont plus faciles quand les décharges sont peut nombreuses. Cela reste plus sain que les dépotoirs sauvages.

« Ce plan ne passera pas », affirme ةlie Aoun

Par ailleurs, la contestation du plan présenté par M. Sarraf s’est poursuivie hier. Le député ةlie Aoun a déclaré, dans une conférence de presse au Parlement, que « le transfert de la décharge de Naamé vers l’Iqlim el-Kharroub n’est pas acceptable ». « Cela ne veut pas dire que nous consentons que la décharge demeure à Naamé, a-t-il poursuivi. Les habitants de Naamé, de Damour et des environs ont supporté les déchets du Mont-Liban et de la capitale durant des années, avec des quantités ayant atteint les millions de tonnes. »

M. Aoun a assuré qu’il exprimait ce refus de la création d’un dépotoir dans l’Iqlim el-Kharroub au nom de tout le Bloc démocratique, président (le député Walid Joumblatt) et membres. « Ce plan ne passera pas, a-t-il souligné. Si la fermeture de la décharge de Naamé est inévitable, cela ne se fera pas au détriment de certaines régions. » Et de conclure qu’un plan comprenant des décharges disséminées dans toutes les régions avait été prévu précédemment, mais, « malheureusement, ce dossier a été écarté au profit d’une solution plus facile ».

Pour leur part, les fédérations des municipalités de l’Iqlim el-Kharroub du nord et de l’Iqlim du sud ont annoncé leur refus de voir une décharge créée dans leur région, plus précisément près des villages de Baassir, de Dahr Maghara et de Jieh. Les responsables municipaux ont dénoncé « la tentative de transformer la région en dépotoir, source de pollution et de relents pestilentiels ». « Cette région ne souffre-t-elle pas assez de la pollution des centrales électriques et de leurs nuisances ? » se sont-ils demandé, avant de mettre en garde contre une possible escalade de leur mouvement.

Enfin, le « Rassemblement pour la fermeture de la décharge de Naamé », un mouvement civil, a fermement soutenu hier que le site ne pouvait plus continuer d’accueillir les déchets de Beyrouth et du Mont-Liban durant six nouveaux mois, ce qui représente quelque 400 000 tonnes d’ordures supplémentaires. Le communiqué rappelle que la décharge avait été conçue à la base pour accueillir deux millions de tonnes, et que plus de 7,5 millions de tonnes de déchets de toutes sortes (dont des déchets hospitaliers dangereux) s’y trouvent actuellement, ce dont souffrent tous les villages des environs sur deux kilomètres à la ronde. Le rassemblement a appelé les ministres et députés à envisager cette question en oubliant les considérations politiques et électorales, et à se souvenir des propositions de la Campagne nationale pour la gestion des déchets solides (ONG), fondée sur les principes de diminution des déchets à la base, de tri à la source, de compostage, de recyclage et d’enfouissement des déchets inertes seulement.

Beyrouth 27-06-2006
Rédaction
L'Orient le Jour
 
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  • woody

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    l;'avenir donc. ne peut etre que pour les insectes, il faut feliciter donc al mustaqbal
     
    Orangina

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    Le tri des déchets commence à la maison

    11 Juillet 2006

    Dans un contexte où le gouvernement bataille pour trouver une solution au problème des déchets, privilégiant la construction de décharges sanitaires et s’attirant les critiques de plusieurs écologistes,
    l’association TERRE-Liban a décidé de lancer sa campagne nationale pour l’initiation à la sélection et au recyclage. L’idée principale est d’habituer le citoyen à partager la responsabilité du traitement des déchets avec les autorités, étant lui-même, naturellement, un producteur de ces ordures. La campagne est symboliquement appelée NISR (abréviation de « National Campaign for Initiating Sorting and Recycling »), qui veut également dire « vautour » en arabe, en référence à ce rapace qui nettoie la nature des restes animaux.

    La campagne, comme nous le précise Paul Abi Rached, président de TERRE-Liban, vise en premier lieu à « unifier le système de tri, par l’adoption de trois couleurs de sacs-poubelle : blanche pour les papiers, verte pour les matières organiques et rouge pour les matières non organiques ». Elle s’adresse autant aux municipalités, au citoyen, au secteur privé qu’aux administrations officielles.
    Pour ce qui est des municipalités, M. Abi Rached assure que le processus peut s’avérer lucratif.

    « L’instauration de ce système nous évitera d’avoir recours aux décharges, estime-t-il. Une fois les déchets triés à la maison, les municipalités peuvent profiter des articles recyclables et gagner jusqu’à 25 dollars par tonne. »
    Dans le cadre de la campagne est également prévu un projet d’initiation au compostage à domicile pour les régions rurales. Un projet pilote sera lancé dès septembre dans six villages de l’est de Saïda.

    Pour ce qui est de la sensibilisation des citoyens, TERRE-Liban propose de promouvoir les devoirs et les droits de ceux-ci dans ce domaine. Les devoirs se résument par RRRRT (Réduire, Réutiliser, Réparer, Récupérer et Trier). Quant aux droits, il s’agit du ramassage et du recyclage, l’un effectué par les municipalités et l’autre par le secteur privé.

    Le secteur privé, justement, « pourrait jouer un rôle essentiel dans le soutien à NISR et dans le financement de la campagne, souligne M. Abi Rached, puisqu’il s’agit d’un producteur essentiel de déchets ». La participation des commerçants et des industriels à cette campagne leur vaudra d’en afficher le logo sur la marchandise et de faire valoir leurs efforts en matière de préservation de l’environnement, toujours selon le président de l’association.

    Enfin, il convient de souligner que la campagne est déjà soutenue par un réseau d’ONG.
    Pour plus d’informations, il faut se référer au site Internet de l’association, www.terreliban.org.

    source: l'orient le jour
     
    Lebanese_dream

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    Il y a des semaines, nous discutons l'effet nocif de l'environnement au Liban!

    Aujourd'hui après la guerre Israelienne contre le Liban, il est bien triste de dire que la cote libanaise est devenue une marée noire de pétrole et qu"il est urgent de la nettoyer car comme l'a dit dans un rapport l'ONU, ca pourrait developper des cancers chez le peuple libanais et syriens!!!
     
    Orangina

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    La marée noire souille les plages libanaises [12/08] Isabelle Brisson . Publié le 12 août 2006Actualisé le 12 août 2006 : 09h57





    LE 14 JUILLET, les frappes israéliennes ont endommagé les réservoirs de la centrale électrique de Jieh, située à 30 km au sud de Beyrouth (Liban), déversant en Méditerranée 10 000 tonnes de mazout. Le Liban a attendu le 25 juillet pour demander l'assistance internationale. L'aide est coordonnée par le Centre régional méditerranéen de lutte antipollution (Rempec), une organisation basée à Malte qui agit dans le cadre du Programme d'action pour la Méditerranée (MAP-Unep) installé à Athènes. Le Rempec a reçu une proposition d'aide du ministère de l'Environnement israélien. Une réunion d'urgence aura lieu le 17 août à Athènes. Elle mettra en présence les acteurs de la lutte antipollution et des représentants du Liban, de Syrie, de Grèce, de Chypre et de Turquie.

    Situation catastrophique à Byblos

    «Près de 140 kilomètres de littoral du Liban, soit 80% des plages, sont actuellement pollués par la marée noire», confirme Ghaby Khalas, biologiste et directeur du Centre national des sciences marines à Batroun (Liban). «La nappe se dirige vers le nord du pays et remonte le long de la côte syrienne en direction de la Turquie.» Si elle a pu être circonscrite en Syrie, en revanche, les travaux d'assainissement n'ont pas encore commencé au Liban. Seules certaines municipalités comme Byblos nettoient leurs plages, mais les bombes et le manque de carburant empêchent de circuler librement.

    Certaines plages ont subi de fortes dégradations. Dans le port de Byblos, la situation est catastrophique, les ruines antiques sont recouvertes de plusieurs centimètres de pétrole, une pollution comparable à celle de l'Erika en 1999. «Dramatique pour l'écosystème méditerranéen plus fragile que celui de l'Atlantique. Ici les organismes marins qui permettent aux poissons de se nourrir mettront sûrement beaucoup plus de dix ans à se reconstituer», explique Daniel Cossa de l'Ifremer (Nantes) qui travaille avec le Centre de Batroun. Pour l'instant, deux espèces emblématiques de tortues marines qui viennent se reproduire sur l'est de l'île des Palmiers face à Tripoli ne sont pas atteintes, bien que la nappe fasse 1,20 m de profondeur à l'ouest de cette réserve naturelle.

    Des échantillons de fioul, de sédiments recueillis à des profondeurs différentes et d'organismes marins comme les moules et les patelles ont été congelés. Ils seront analysés à Nantes dès que les liaisons seront rétablies avec le Liban. Plusieurs experts ont été dépêchés par la Commission européenne au Liban et en Syrie. A leur retour, ils analyseront eux aussi leurs échantillons afin d'évaluer les risques sur la santé de la population locale.

    De son côté, Michel Girin, directeur du Centre de documentation de recherche et d'expérimentation sur les pollutions accidentelles des eaux (Cedre) à Brest, se veut rassurant. Il rappelle que d'autres pollutions se sont produites en Méditerranée où des dizaines de milliers de tonnes de pétrole se sont déversées. Elles ont toutes été traitées, causant des dommages économiques et écologiques importants, mais localisés et temporaires.
     
    Lebanese_dream

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    EURONEWS

    13 000 tonnes de pétrole s'étaient alors répandues dans l'océan Atlantique

    Au Liban, où l'inquiétude ne cesse de grandir, on estime déjà de 10 à 15 000 le nombre de tonnes de fioul qui s'est déjà déversé dans la Méditerranée. 150 km de côtes libanaises et syriennes ont déjà été souillées par le pétrole qui s'est échappé des cuves de la centrale électrique libanaise de Jiyé, situé à 30 km au Sud de Beyrouth. Cette dernière a été bombardée par l'aviation israélienne le 13 juillet dernier. Cet expert en environnement est libanais. Il explique qu'"il faudra au moins 6 ans pour que l'écosystème des régions souillées commencent à se régénérer. Le ministère libanais de l'environnement va prélever périodiquement des échantillons dans les zones polluées et épargnées pour voir leurs évolutions respectives". Une équipe norvégienne est arrivée sur place et a commencé les opérations de pompage. Une réunion d'expert internationaux est également prévue jeudi au Pirée, le port d'Athènes pour faire le point sur cette marée noire.
     
    Qwiw

    Qwiw

    Well-Known Member
    Une bête question :

    Est-ce qu'un simple citoyen libanais peut-il venir donner un coup de main aux équipes de nettoyage sur la côte (pour autant qu'il y en ait déjà)?
     
    Orangina

    Orangina

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    Une bête question :

    Est-ce qu'un simple citoyen libanais peut-il venir donner un coup de main aux équipes de nettoyage sur la côte (pour autant qu'il y en ait déjà)?
    Je crois que oui...il faut demander au ministère de l'environnement libanais

    http://www.moe.gov.lb/

    bon courage

    orangina
     
    Qwiw

    Qwiw

    Well-Known Member
    Je crois que oui...il faut demander au ministère de l'environnement libanais

    http://www.moe.gov.lb/

    bon courage

    orangina
    Merci Orangina :)


    Voici un article de l'OLJ au sujet des travaux de nettoyage qui viennent de commencer :




    Marée noire - Green Line annonce sa propre campagne à Ramlet el-Baïda dès demain
    Première opération de nettoyage du port de Jbeil


    Le cessez-le-feu a été décrété, le Liban peut commencer à régler les problèmes résultant de la guerre, notamment la marée noire causée par le bombardement israélien de la centrale de Jiyeh aux premiers jours du conflit. Hier, sous les directives du ministère de l’Environnement et du commandant en chef de l’armée, des experts danois dépêchés au Liban par l’Union européenne (UE) ont entrepris, avec l’aide de l’armée, de la Défense civile et de la municipalité de Jbeil, de commencer le nettoyage d’un des sites les plus pollués sur la côte libanaise, le port de Byblos. Il s’agissait en fait de tester l’efficacité du matériel de nettoyage envoyé par la Norvège et le Koweït sur le cas particulier de la pollution au Liban, avant de lancer une opération de plus grande envergure. Ce matériel consiste principalement en des pompes spécialement conçues pour l’extraction du fuel de l’eau (ce qui est actuellement la priorité), de barres flottantes pour isoler la nappe et de tissus absorbants, ainsi que de dispersants chimiques pour le nettoyage des résidus.
    Pour sa part, l’association écologique Green Line, notamment deux de ses membres, Waël Hmaïdane et Ali Darwiche, ont tenu une conférence de presse près d’un autre port pollué, celui de Raouché, où les bateaux des pêcheurs sont immobilisés depuis un mois dans une énorme flaque de fuel qui a couvert l’eau de mer. L’association a annoncé qu’elle commencerait jeudi une opération de nettoyage de la plage de Ramlet el-Baïda. M. Hmaïdane a demandé au ministère d’assurer un endroit de stockage pour le sable pollué qui sera retiré de la plage. Il a indiqué qu’entre-temps, ce sable sera stocké d’une manière sûre à Ramlet el-Baïda même.
    Interrogée par L’Orient-Le Jour sur cette question, Ghada Mitri, responsable de communication concernant ce dossier au ministère de l’Environnement, a assuré que la coordination est continue avec les ONG qui travaillent sur le terrain, mais recommandé que quiconque veut participer aux opérations de nettoyage doit rester en contact avec le ministère afin d’éviter le double emploi. Elle a indiqué en outre que le ministère cherchait actuellement un endroit qui servira de site pour le stockage, le traitement et l’évacuation des différentes matières qui résulteront de l’opération nationale de nettoyage, et qui requièrent chacune une approche différente.
    Durant la conférence de presse, M. Darwiche a demandé au ministère de l’Environnement de procéder au plus vite à la mise en place d’un plan de nettoyage de la côte, et à la communauté internationale d’envisager de faire pression sur Israël pour l’obtention d’indemnités, notamment pour les pêcheurs. Commentant l’opération qui avait lieu à Jbeil le même jour, il a espéré que les équipes ne tarderaient pas à venir régler le problème aigu du port de Ramlet el-Baïda également.
    Sur un autre plan, l’Organisation maritime internationale (OMI) et le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) organiseront demain au Pirée, le port d’Athènes, une rencontre internationale pour faire face à la marée noire en Méditerranée orientale suite au conflit au Liban.

    Réunion régionale au Pirée
    La réunion convoquée par le secrétaire général de l’OMI, Efthymios Mitropoulos, et le directeur exécutif du PNUE, Achim Steiner, rassemblera également le commissaire européen à l’Environnement Stavros Dimas, des représentants de Chypre, du Liban, de Syrie et de Turquie, a ajouté hier un communiqué du ministère grec de la Marine marchande.
    « L’objectif de la rencontre est de s’accorder sur une stratégie commune pour faire face à la pollution et pour réfléchir sur les actions de prévention en vue d’une éventuelle extension de la marée noire », a ajouté le texte. Les experts examineront également les aspects économiques des moyens à mettre en place « dès que les conditions dans la région le permettront ».
    L’OMI et le PNUE « suivent la situation de près » grâce au Centre régional des Nations unies contre la pollution en Méditerranée (Rempec), administré en commun par les deux organisations. Le PNUE avait exprimé le 29 juillet ses « sérieuses inquiétudes » quant à la situation environnementale sur la côte libanaise, où près de 15 000 tonnes de mazout se sont déversées dans la mer, polluant quelque 150 kilomètres de côte.
     
    N

    nany

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    Environnement
    Une menace sanitaire inattendue : l’amiante en suspension dans l’air
    (l'orient le jour)


    Durant la guerre, les morts, les blessés et la destruction sont de toute évidence omniprésents dans l’immédiat, mais les dégâts environnementaux sont ceux qui auront l’effet le plus durable. Un article de l’experte en biochimie Arne Jernelöv rappelle ce fait, évoquant la question désormais très connue de la marée noire causée par le bombardement israélien sur la centrale de Jiyeh, mais aussi une autre pollution, d’autant plus grave qu’elle a un impact direct sur la santé humaine : la dispersion de l’amiante dans l’air. Cette matière, cancérigène quand elle est respirée, aurait été libérée dans l’air après la destruction des habitations dans les composantes desquelles elle était abondamment utilisée.
     
    Qwiw

    Qwiw

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    Voici un article de l'OLJ aujourd'hui sur les opérations de nettoyage qui viennent de commencer.

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    Marée noire - Le ministre de l’Environnement parle des priorités, des aides et de la levée partielle du blocus aérien
    Le plan d’action pour le nettoyage de la côte a bel et bien démarré, affirme Sarraf
    L’interview recueillie par Suzanne BAAKLINI




    L’impact de la marée noire sur le pays, les perspectives de l’opération de nettoyage, le plan d’action libanais adopté en Grèce, les aides, les relations tendues dernièrement avec les ONG qui ont exprimé leur volonté de participer au nettoyage des plages... Le ministre de l’Environnement, Yaacoub Sarraf, s’est exprimé sur tous ces sujets lors d’une interview accordée à L’Orient-Le Jour, affirmant qu’aucun retard ne peut être imputé au ministère dans le règlement des problèmes liés à cette catastrophe causée par le bombardement israélien des dépôts de carburant de la centrale électrique de Jiyeh, le 14 juillet dernier.
    M. Sarraf estime que la réunion en Grèce, dans le port de Pirée, la semaine dernière, était un succès. « D’une part, le vice-secrétaire général des Nations unies a demandé une levée de l’embargo pour ce qui concerne les activités liées aux problèmes d’environnement, dit-il. Nous avons obtenu l’autorisation, il y a 48 heures, grâce aux Nations unies, de survoler la côte. » Pour ce faire, la Finul a promis de rendre un de ses hélicoptères disponible le 28 août. Une demande a été faite le 22 août à l’Union européenne (UE) pour l’arrivée d’un avion équipé pour une telle mission. Greenpeace, ajoute-t-il, a un bateau au large, doté des équipements nécessaires, et serait prêt à intervenir, notamment pour prendre des échantillons en profondeur dans la mer, mais le blocus maritime n’a pas encore été levé. Cette opération devrait permettre de montrer si le danger qu’une nouvelle nappe atteigne les côtes libanaises existe toujours ou si, au contraire, celle-ci va dériver vers Chypre ou la Syrie, ce qui justifierait une intervention maritime indépendante de l’intervention terrestre.
    L’une des grandes réalisations à Athènes, selon le ministre, a été l’approbation du plan d’action présenté par le Liban. Ce plan fixe des priorités dans l’opération à mettre en place pour le nettoyage de la côte : la première est d’extraire le fuel dans les marinas et les ports (Jbeil a déjà été nettoyé et le port de Dalya, près du Mِvenpick, l’a été hier). Côté terre, il faut traiter le fuel qui a frappé la côte (et se trouve sous l’eau) et le fuel sur la plage. Une opération indépendante et manuelle devrait permettre de nettoyer le sous-sol marin de Jiyeh afin que la centrale puisse se remettre en marche. Parallèlement, un relevé sera fait sur les zones industrielles côtières. Les nappes faisant face aux plages fréquentées par les baigneurs font également partie des priorités. Viennent ensuite les plages elles-mêmes : pétrole flottant, nettoyage du sable pollué et des côtes rocheuses, et, enfin, les îles.
    Le ministre souligne que l’opération a déjà commencé, puisque les ports les plus touchés sont en train d’être nettoyés, que les plages de sable le sont depuis hier et que le relevé des zones industrielles a également été entamé. « L’extraction du fuel des ports devrait durer une dizaine de jours, le relevé pour Jiyeh quatre jours, les opérations de nettoyage des rochers prendront plus de temps », précise-t-il. Pour lui, aucun retard n’est à déplorer. « Pendant que Jiyeh brûlait, sous les bombardements, le ministère a inspecté la centrale et demandé à l’usine de Sibline les équipements nécessaires pour arrêter la fuite, sauvant 5 000 tonnes, rappelle-t-il. De plus, avant le cessez-le-feu, nous étions sur le terrain avec des experts internationaux à Amchit quand la région a été bombardée. Le plan d’action a également été préparé avant le cessez-le-feu. »
    Concernant les aides internationales, M. Sarraf explique que le Liban a estimé avoir besoin de 100 à 150 millions de dollars pour l’ensemble de l’opération de nettoyage, mais que le chiffre de 50 millions d’euros lancé à Athènes par le PNUE concernait les aides à collecter pour la seule année 2006. Ces aides parviendront sous forme de financements bilatéraux, par le biais d’agences de financement (l’UE qui fait un don via la conférence d’Athènes par exemple), par l’envoi d’équipements ou par des services. Plusieurs pays ont ainsi promis de contribuer.
    Le Liban pourra-t-il récolter la somme voulue ? « Nous allons devoir le faire », répond-il. Pour l’instant, les financements qui ont été confirmés sont les 10 millions d’euros de l’UE, les 200 000 dollars de l’OPEC et les 200 000 dollars du PNUD, sans compter de nombreuses promesses et la réception d’équipements.

    Une « campagne
    de diffamation des ONG »
    Par ailleurs, M. Sarraf décrit comme « une campagne diffamatoire » les propos tenus par certaines ONG écologiques contre le ministère à la suite de l’interruption de leur travail de nettoyage de sable sur certaines plages. « L’important, ce n’était pas d’enlever le sable d’ici et de le mettre là, et de demander ensuite au ministère de débrouiller un endroit », répond-il à une question sur les raisons de ces désaccords. « Je les avais moi-même pourtant conviés à une réunion de coordination auparavant », poursuit-il. Il souligne cependant avoir donné l’autorisation aux ONG intéressées, notamment Green Line pour Ramlet el-Baïda et Byblos Ecologia (avec d’autres) pour les plages au sud de Jbeil, de commencer le travail depuis hier (précisant toutefois que la seconde a préféré différer le début des travaux jusqu’à dimanche), « après la campagne de dénigrement, et pour voir jusqu’où irait leur engagement ».
    « C’est un procédé qui va prendre au minimum deux ou trois mois pour les plages de sable, là où on a besoin d’une main-d’œuvre pas trop qualifiée, poursuit-il. Il serait malheureux de commencer aujourd’hui avec deux cents personnes et de mobiliser derrière elles toute une équipe de transport, de chargement et de stockage, pour nous retrouver avec cinq volontaires le lendemain. » Il précise que le ministère mobilisera des équipes pour combler les lacunes éventuelles.
    Sur le sort du sable prélevé et autres déchets récoltés, M. Sarraf donne les précisions suivantes : à Beyrouth, les ressources sont mises à la disposition du ministère des Transports, et une aire de stockage sera prévue à la place el-Abed ; le fuel liquide peut être réutilisé après un léger traitement ; le sable pollué peut être réemployé dans les voiries et les routes à reconstruire ; les cailloux seront recyclés dans l’industrie du verre ou du béton ; enfin, les objets volumineux devront être placés dans des zones de stockage temporaires.
    Interrogé sur le Comité d’urgence (formé de représentants de plusieurs ministères et censé faire face à des situations exceptionnelles comme la marée noire), M. Sarraf a souligné que, contrairement à ce qui avait été déclaré à la presse, celui-ci n’avait jamais été formé, et que le ministère avait en tout cas créé une cellule de crise qui avait permis de gérer la situation et d’assurer la coordination nationale.
    Qu’en est-il du procès devant être intenté contre Israël pour pollution environnementale ? Le ministre Sarraf parle d’un projet d’évaluation globale qui devra suivre non seulement la pollution maritime, mais aussi l’impact des émissions dues aux incendies, des bombes tombées, des gaz et des produits chimiques éventuellement utilisés.
     
    Lebanese_dream

    Lebanese_dream

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    D'apres l'AFP,

    Le canada va consacrer environ 1.8 millions de dollars américains pour le nettoyage de la cote libanaise et aider les pecheurs locaux de ces régions.
     
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